La nourriture rassie, sans saveur, malodorante, gardée de la veille, et même les restes d'un repas et ce qui est impur : voilà la nourriture chère à ceux que domine tamas.
Explication
Krishna termine ici sa description des trois sortes de nourriture, après celles propres à la passion (rajas) dans le verset précédent. Il décrit ce qui plaît à ceux que domine tamas, le guna (fil de la nature) de la torpeur et de l'inertie : nourriture rassie, fade, pourrie, gardée de la veille, restes du repas d'autrui ou rituellement impure (amedhya, « impropre à l'offrande »). Le mot yātayāmam peut aussi désigner un plat cuisiné longtemps avant et refroidi, et les traditions divergent un peu sur la rigueur à donner à « restes » (ucchiṣṭa), mais toutes y voient la nourriture tamasique.